mercredi 21 novembre 2012

Le bonheur est au Touquet !

Le week-end dernier se tenait le salon du livre du Touquet Paris plage. J'y étais invitée pour recevoir le prix des collégiens remporté par la Fille aux licornes. Dans l'intercité qui me déposait à la gare d'Etaples, je ne pouvais imaginer les quelques jours de rêve que l'on m'avait réservés...

A peine arrivée l'hôtel (4étoiles, piscine intérieure chauffée, grand luxe...), Annie (bibliothécaire très chaleureuse) m'accueillait et m'embarquait pour une visite privée du Touquet : la plage, sa forêt où se nichent de somptueuses villas, l'hôtel de ville (un véritable manoir), l'église, le  palais des congrès, LA rue Saint-Jean et ses commerces (aie aie aie la carte bleue, mais chut, mon mari n'a pas encore vu le décompte)... un tour complet pour découvrir cette étonnante ville.
Puis nous dînions avec Isabelle, responsable de la médiathèque.
Je vous épargnerai la description des repas gastronomiques, en compagnie des "collègues", au café des sports ou chez Perrard et de l'orgie de poisson qui ont suivi le samedi et le dimanche, je sens que déjà, je fais des jaloux. L'accueil était si agréable que j'ai cru, à un moment, que l'on m'avait confondue avec la princesse de Galles... 

Mais revenons-en au salon lui-même. Le libraire, Gonzague du "bateau livre", avait commandé de nombreuses références, pour tous les goûts,


et bien sûr, les trois tomes de La fille aux licornes. Je découvrais le troisième qui ne parait officiellement qu'aujourd'hui. Magnifique. 



Mieux vaut vous montrer la table avant l'ouverture, car le samedi soir, presque tout avait disparu. Un public chaleureux, intéressé, passionné, et des lecteurs préparés par les enseignants et l'association Opalivre. De 10h00 à 19h30, je n'ai quasiment pas levé le nez. Il y a même eu des déçus, car les livres qu'ils voulaient étaient déjà partis ! 

La remise des prix par les collégiens et madame Lilyane Lussignol : un moment hautement émouvant et fort sympathique (comme on dit dans le Nord !).



Quelques photos avec les fans en délire (allez, si...) !


Et enfin, avec tous les collégiens, devant le salon.


Je suis également repartie avec un magnifique cadeau : les collégiens avaient travaillé en Arts Plastiques sur les personnages et les scènes de La fille aux licornes, comme vous pouvez le voir plus haut. Annie (toujours la même !) m'a gentiment fait des photocopies de certaines de leurs oeuvres. Parmi les plus belles, j'ai envie de vous en montrer deux qui m'ont particulièrement étonnées par leur maturité et que j'ai encadrées au-dessus de mon bureau.



Vous le comprenez maintenant ? Que demander de plus ? Grâce à toute l'équipe organisatrice (merci encore aux deux Isabelle et à Annie), le bonheur, ce week-end était bien au Touquet !

dimanche 11 novembre 2012

Illzach 2012

Illzach, près de Mulhouse, c'est un salon génial.

On y est accueilli, le matin, non seulement pas l'odeur de la brioche et du café, mais aussi par un grand chambellan, qui vous guide à votre table après un royal baise-main.

Bien sûr, il y a comme partout une table couverte de livres, avec un voisin que l'on choisit pas toujours (allez Eugène, je rigole ! Un vieux couple des salons comme nous, on peut se taquiner un peu, non ?)



Le voilà soudain ponctué des chansons d'un groupe extra qui a mis en musique les textes des grands auteurs (Hugo, Faure, Desnos...), et qui vient susurrer à votre oreille des poèmes d'amour (sans doute pour aider à supporter le fameux voisin !).


Et puis, il est organisé et animé à la perfection par une équipe de joyeux drilles, tous plus farfelus et sympathiques les uns que les autres. J'en veux pour preuve la maîtresse de cérémonie, Hélène, notre très très jolie princesse-lapin-ange :


En plus, elle est sympa, Hélène et pas perso, elle prête volontiers ses ailes :



Le public est là, souriant, chaleureux. 
Le vin est bon, on rigole avec les copains, entre deux animations et trois dédicaces.

Et avec tout ça, c'est étrange tout de même, on n'a qu'une envie :
 y revenir l'année suivante.

mardi 16 octobre 2012

Histoires pour rêver

J'ai participé, il y a quelques mois, à la rédaction d'un peu plus de 70 histoires courtes pour les éditions Caramel. Elles font partie d'un recueil de 365 histoires pour rêver, illustrées par Elen Lescoat, avec laquelle j'avais déjà collaboré pour l'album Edmond et Clara (édtions Hemma).




Ces petites histoires pour le soir sont également disponibles en 4 albums plus petits regroupant environ 50 histoires.

Claire Bertholet, Sally-Ann Hopwood, Jacques Thomas-Bildstein, Michael Espinoza et Claire Grémont sont les autres auteurs qui vous offriront de beaux rêves !
Alors, bonne nuit les petits !

vendredi 12 octobre 2012

La 1ère journée mondiale du Droit des Filles

L'association PLAN organisait le jeudi 11 octobre 2012, à l'occasion de la première journée mondiale du Droit des Filles, une rencontre à la librairie Kléber de Strasbourg.
Barbara et Geneviève, bénévoles passionnées et passionnantes, m'ont conviée à participer à ces échanges, et à les prolonger autour de la série "La fille aux licornes", du "Domaine des dragons", parus aux Editions Talents Hauts, et de la dilogie du Prince des Maudits chez Balivernes éditions.

Je l'avoue, la salle n'était pas comble, il y a encore du travail à faire pour sensibiliser l'opinion et les lecteurs sur les droits des femmes et l'égalité entre les sexes.


Mais c'était un bon moment, enrichissant, qui nous fait aussi réaliser que, si la situation des femmes en France n'est pas encore optimale, elle n'est rien en comparaison de ce qu'elles doivent affronter dans les pays en voie de développement.
Bravo aux membres de PLAN pour leur boulot, leur sourire indéfectible, leurs convictions. 
N'hésitez pas à visiter le site de l'association, beaucoup d'enfants attendent un parrainage qui changera leur vie et souvent celle de tout le village... 

A l'année prochaine, devant une salle comble cette fois ! La cause le mérite, j'y crois !


jeudi 4 octobre 2012


Il fut un temps où Charles Attan était le meilleur de sa profession. À peine avait-il glissé sa marchandise dans sa musette, si l’on peut s’exprimer ainsi, qu’elle était achetée. Mais les modes changent, les gens se lassent. Et Charles eut de plus en plus de mal à placer ses derniers exemplaires. Il dût les brader, même les plus grands, les plus beaux, les plus précieux spécimens. Enfin, il dût les vendre à perte. Jusqu’au jour où il ne lui en resta plus qu’un. Dont personne ne voulait, malgré le discours parfaitement rôdé du sieur Attan. Personne ne souhaitait acheter Cramtou De Poinsysse. Et pourtant, il était parfait. Enfin, pour un dragon…


Telle est l'intrigue de ce nouveau roman, disponible en version numérique aux formats e-pub, mobipocket et pdf, sur le site des éditions D'abord des Enfants,  ici.

Il est richement illustré par le talentueux Stéphane Mathieu, qui ne tardera pas à se faire un nom dans l'illustration jeunesse, c'est mémé Lenia qui vous le dit.
Alors si vous avez d'entendre rire vos petits dragons, à partir de 7 ans, proposez-leur les aventures du pauvre Charles Attan.

Je vous rappelle que la mise en page et la police de mes e-books sont choisis pour faciliter la lecture des apprentis lecteurs et les enfants dyslexiques.

vendredi 28 septembre 2012

La fée sans ailes



Il y a très longtemps, dans une forêt oubliée, vivaient deux peuples très différents : les fées et les farfadets. Bien que leurs villages soient voisins, ils ne se supportaient pas. Les fées traitaient les farfadets de Gros Patapoufs et les farfadets disaient des fées qu’elles étaient des chochottes, des bêcheuses, des vraies chipies !


Lors d'un violent orage, les ailes de la fée Iria sont brûlées par la foudre. Comdamnée à rester au sol, elle est oubliée dans la forêt par ses congénères et recueillie par les farfadets, ses ennemis de toujours. Quel sort ces derniers vont-ils lui réserver ?

La fée sans ailes est un roman à partir de 8 ans, qui aborde différence, tolérance, handicap, mais surtout amitié et pourquoi pas amouuuuuur !
Emaillé des illustrations de Fabrice Mosca, il est disponible aux éditions Lire c'est partir. Un éditeur militant qui propose dans toute la France de vrais livres originaux (romans ou albums) pour 0.80€. Non, la lecture n'est pas un luxe, mais c'est toujours un PLAISIR !

dimanche 23 septembre 2012

FAQ

Pour répondre aux différentes questions que l'on me pose par mail, voici une petite foire aux questions.
Je suis un jeune auteur, pouvez-vous me donner un tuyau pour être édité ?
Le travail, la persévérance et la chance sont les seuls secrets. Les premiers textes que l'on écrit collent rarement aux demandes éditoriales, il faut creuser, retravailler, lire beaucoup et accepter de s'adapter à ce que les éditeurs recherchent. Et même lorsque l'on réunit tous ces ingrédients, ils forment rarement une potion magique. Les refus sont fréquents, voilà pourquoi les publications sont si précieuses.
Vivez-vous de votre plume ? 
HA HA HA. Même pas en mangeant tous les jours des patates. Les heures passées sur le clavier ne se comptent pas, les droits d'auteur sont plus légers que des flocons de neige portés par le blizzard. On ne fait pas ce métier pour la richesse ni la gloire, mais pour le plaisir de faire plaisir aux lecteurs. Mais je ne désespère pas d'écrire un jour le best seller qui me rendra riche et célèbre, voire belle et intelligente !
Depuis quand écrivez-vous ?
J'ai commencé à écrire en 2002, après avoir lu avec bonheur les livres des autres pendant presque trente ans.
Et j'espère continuer à lire les merveilles des autres auteurs pendant au moins 100 ans !
Pourquoi écrivez-vous ?
Franchement, on se le demande, non ?
Parce que j'ai l'espoir secret (qui ne l'est du coup plus autant) qu'un de mes livres donnera à un enfant le goût de lire. Une envie qui ne le quittera jamais et qui lui ouvrira la porte de la caverne d'Ali Baba (lire bibliothèque).
Et aussi parce que mes personnages m'obligent à écrire leur histoire et ne me laissent dormir que lorsque leurs aventures s'étalent en times new roman, taille 13, interligne 1.5.
Participez-vous à des salons, acceptez-vous les interventions scolaires ?
Avec plaisir ! Les rencontres avec les lecteurs sont les meilleurs moments du métier d'auteur. Le lonesome writer sort de sa grotte, quel bonheur !
Le rémunération que j'applique est celle préconisée par la charte des auteurs jeunesse. Vous trouverez sur leur site tous les détails, ainsi qu'une autre FAQ qui vous en dira plus sur ce que peuvent être ces animations.
Travaillez-vous avec des illustrateurs, puis-je vous proposer mon book ?
Même si j'ai beaucoup de plaisir à découvrir votre travail, je propose extrêmement rarement des projets "clés en main" aux éditeurs, ceux-ci préférant dans la grande majorité des cas créer eux-mêmes leurs tandems. Je n'ai presque jamais de pouvoir décisionnaire en matière de choix d'illustration de mes textes. Jeunes illustrateurs, proposez plutôt votre book aux éditeurs, vous aurez beaucoup plus de chance d'être publié qu'en me contactant.
Je suis étudiant en graphisme, pouvez-vous m'aider à préparer un projet scolaire ?
Encore une fois, malheureusement, mon temps est compté. Si je disais oui à tous les projets bénévoles auxquels on me demande de participer, je n'aurais même pas assez de 24 heures par jour. Je soutiens déjà plusieurs projets et causes caritatives, je ne peux en accepter plus.
Acceptez-vous de lire mon texte et de me donner un avis ?
Désolée, je ne suis pas éditeur et mon avis, très subjectif ne vous avancera pas beaucoup. Lisez-le aux enfants autour de vous, ce sera un meilleur indicateur de son intérêt.
Nous organisons une kermesse, pouvez-vous nous adresser des livres ? 
Les auteurs et illustrateurs reçoivent pour leur usage personnel et familial entre 3 et 10 exemplaires de leur livre gratuitement. S'ils en désirent plus, ils les achètent, comme tout un chacun.   Si vous désirez recevoir des lots, renseignez-vous auprès des éditeurs qui ont peut-être quelques exemplaires à vous offrir.
Je suis traducteur, comédien, pouvons-nous travailler ensemble ?
Les auteurs ne traduisent pas eux-mêmes leurs textes. Les éditeurs étrangers qui achètent éventuellement les droits des histoires s'en chargent.
Acteurs, c'est vrai, vous avez une plus belle voix (beaucoup plus belle même !) que la mienne, mais les histoires que je lis sur mon site sont offertes. Je ne peux rémunérer votre talent.
Acceptez-vous de travailler pour des éditeurs à compte d'auteur ?
NON. NON et NON !
Un éditeur digne de ce nom ne propose même pas ce genre de contrats. Auteurs en herbe qui me lisez, fuyez !  Devoir payer pour voir son nom sur un livre est de l'arnaque, qui ne sert qu'à engraisser des flatteurs. Ils abandonneront votre livre dans un coin de garage après vous avoir fait payer des services inexistants et une fabrication au coût mirobolant.
Préférez l'auto édition, si vous le souhaitez. Vous achèterez vos livres à leur véritable coût d'impression et assurerez leur vente avec plus de conviction que ces soit-disants éditeurs.


Voilà, vous connaissez un peu mieux le métier d'auteur, ses joies, ses difficultés... et ses limites. J'espère que vous ne serez pas trop déçus par les réponses qui commencent souvent par "malheureusement".

Au plaisir de vous rencontrer dans les allées d'un salon ou au coin d'une page !